A l’intersection des luttes · nouveau carnet pédagogique
L’approche intersectionnelle révèle la complexité des injustices sociales en montrant que le genre, le statut socio-économique, l’origine ethnique ne s’exercent jamais isolément, mais s’entrecroisent pour produire des formes spécifiques de vulnérabilité, d’exploitation et d’oppression.
Dans cette nouvelle publication — associée à l’outil pédagogique Reboot System Now ! — nous mobilisons les trajectoires de Semira Adamu, de la Ligue des travailleuses domestiques sans papiers et du conflit en République Démocratique du Congo pour éclairer ces dynamiques de domination imbriquées.
Dans ces contextes, les violences se superposent : Semira Adamu, femme migrante confrontée aux politiques migratoires et au racisme institutionnel ; les travailleuses domestiques sans papiers, exposées à l’exploitation économique et à l’invisibilisation de leur travail ; et les femmes et enfants dans les mines en RDC, pris dans l’entrelacement de la pauvreté, de la militarisation et des logiques économiques globales.
Loin d’être seulement descriptive, l’intersectionnalité est une grille de lecture critique et politique. Elle permet de nommer les rapports de pouvoir, de déconstruire les récits simplificateurs et de rendre visibles les responsabilités systémiques.
Elle appelle aussi à l’action : rendre ces violences lisibles, c’est refuser leur normalisation, soutenir les luttes des personnes concernées et agir pour transformer les structures qui les produisent. L’intersectionnalité est ainsi un outil de pensée, mais aussi de justice sociale.
Téléchargez gratuitement le carnet pédagogique « A l’intersection des luttes » (60 p. · Quinoa asbl · 2026)