Pépites littéraires avril 2025
Coups de cœur
Chaque mois, Quinoa explore de nouvelles ressources littéraires et fait le tri pour apporter toujours plus de références à son centre de documentation. Son but? Enrichir davantage notre compréhension du monde et des sociétés qui le composent.
Lire pour mieux apprendre, apprendre pour mieux déconstruire, déconstruire pour mieux lutter !
Retrouve l’ensemble de nos pépites littéraires sur cette page. À noter que certaines des références listées sont disponibles en prêt dans notre centre de documentation.
Envie d’organiser une session d’arpentage autour d’un des livres présentés ? Contacte-nous !
- L’envers des fripes. Les vêtements dans les plis de la mondialisation. Emmanuelle Durand
Et si la seconde main, loin de représenter une réelle alternative à la surconsommation, marchait main dans la main avec la fast fashion ? Sur les 700 000 tonnes de vêtements jetés chaque année en France, seuls 20 % sont en mesure d’être recyclés. Le reste alimente un commerce international de vêtements usagés dont on sait finalement peu de chose. Emmanuelle Durand nous propose de partir de Beyrouth pour détricoter puis remonter le fil de ces flux mondialisés.
Cette enquête jette une lumière nouvelle sur nos manières de nous (dés)habiller.
- Politiser le bien-être – Camille Teste
Méditation, sport, coaching, thérapies, massages, yoga : prendre soin de soi s’inscrit souvent dans une logique néolibérale de consommation et de perfectionnement inatteignable. Coûteuses et normatives, les pratiques de bien-être ne s’adressent souvent qu’aux personnes jeunes, blanches, riches ou valides. Elles prétendent apporter des solutions individuelles à des problèmes collectifs ; or les petits gestes ne changeront pas le monde.
Hacker les pratiques de bien-être pour en faire de puissants outils d’émancipation et de changement politique.
- Sortir de terre, une philosophie du végétal – Seloua Luste Boulbina
Dans la culture kanak, l’igname est à la fois consommée et vénérée. Elle est symbole de vie, objet de culte, incarne les ancêtres et la lignée, est cultivée et échangée. Le cycle de l’igname procède par rhizomes : à la fois un et multiple, il n’a ni début ni fin, à l’inverse d’un règne vertical, pyramidal, hiérarchisé. Toute la cosmogonie kanak en découle, tout leur rapport au monde aussi. Et si une telle conception du végétal changeait notre relation à la terre, notre façon d’être au monde ?
Éditions Zulma – Lire un extrait