Pépites littéraires

❤ Coups de cœur ❤

Chaque mois, Quinoa explore de nouvelles ressources littéraires et fait le tri pour apporter toujours plus de références à son centre de documentation. Son but? Enrichir davantage notre compréhension du monde et des sociétés qui le composent.

Lire pour mieux apprendre, apprendre pour mieux déconstruire, déconstruire pour mieux lutter !

Certaines des références ci-dessous sont disponibles en prêt dans notre centre de documentation.

Envie de programmer une session d’arpentage avec l’un de ces ouvrages ? contacte-nous !

Découvre les pépites de :

février // janvier

L'ensemble des pépites 2021 !

  • Jouissance Club de Jüne Pl
    Ce livre est le résultat d’une cartographie du plaisir qui a d’abord pris racines sur le compte instagram de son autrice. Jouissance Club fait souffler un vent de fraîcheur et d’espoir en proposant ce manuel d’éducation sexuelle promouvant le plaisir accessible à toustes : femme, homme, non-binaire, hétéro, homo, bi…, dans un système où les normes de genre et sexuelles sont assénées depuis la plus tendre enfance, ce livre est une manière de nous réapproprier, autrement, nos corps et nos espaces de plaisir.
  • Brûler, brûler, brûler -Lisette Lombé
    Lisette Lombé est une voix féministe puissante, qui défend avec rage toutes les minorités. La famille, au sens large. Les parents bien sûr, mais aussi les frères et soeurs de luttes. Antiracistes, féministes, queers, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le coeur du lecteur. Écrire est un besoin vital pour dénoncer les violences, les injustices, les crimes impunis, avec toujours la scène comme terrain d’exploration : le slam est conçu pour être dit, l’écriture rythmée, intense et expressive. Lisette Lombé s’exprime aussi à l’aide de collages, rappelant les grandes heures des combats pour les droits civiques des Noirs américains (Angela Davis, Martin Luther King …). Face à l’adversité, à la rudesse, à la colère, un seul mantra : Brûler, brûler, brûler.
  • Féminispunk, le monde est notre terrain de jeu de Christine Aventin
    FéminiSpunk est une fabulation à la Fifi Brindacier. Elle raconte l’histoire, souterraine et infectieuse, des petites filles qui ont choisi d’être pirates plutôt que de devenir des dames bien élevées. Désirantes indésirables, nous sommes des passeuses de contrebande. Telle est notre fiction politique, le récit qui permet à l’émeute intérieure de transformer le monde en terrain de jeu. Aux logiques de pouvoir, nous opposons le rapport de forces. À la cooptation, nous préférons la contagion. Aux identités, nous répondons par des affinités. Entre une désexualisation militante et une pansexualité des azimuts, ici, on appelle « fille » toute personne qui dynamite les catégories de l’étalon universel : meuf, queer, butch, trans, queen, drag, fem, witch, sista, freak…
  • La puissance des mères -Fatima OUASSAK
    En s’appuyant sur les luttes menées par les Folles de la place Vendôme, dans les années 1980, comme sur les combats du Front de mères aujourd’hui, Fatima Ouassak montre, dans ce livre combatif et plein d’espoir, le potentiel politique stratégique des mères. Ce livre a l’ambition de proposer une alternative politique portée par les mères, autour d’une parentalité en rupture alliant réussite scolaire et dignité, et d’un projet écologiste de reconquête territoriale.
  • La colonisation du savoir -Samir Boumediene
    De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Disponible intégralement en ligne : ICI
    Race -Sarah Mazouz
    Indispensable pour comprendre la nature des tensions de nos sociétés qui refont brutalement surface ces derniers mois, en France, aux États-Unis et dans beaucoup d’autres pays, et pour déjouer les pièges de la pensée dominante qui assimilent les dénonciations du racisme structurel à des tentatives séparatistes afin de les discréditer et les nier.
  • Il est à toi ce beau pays -Jennifer D. Richard
    Il est à toi ce beau pays » est une fresque monumentale de la colonisation de l’Afrique. Livrée aux appétits d’une Europe sans scrupules, elle est le théâtre d’un crime qui marque au fer rouge le XXe siècle. Sur trois continents, chefs d’Etat, entrepreneurs avides, explorateurs intrépides et missionnaires idéalistes agissent sous prétexte de civilisation.Black Lives Matter -Keeanga-Yamahtta Taylor
    L’auteure revient sur l’« économie politique du racisme » depuis la fin de l’esclavage, le reflux des mouvements sociaux des années 1960 et l’essor d’une élite noire prompte à relayer les préjugés racistes et anti-pauvres. Elle défend le potentiel universaliste de BLM : afro-américain et tourné contre les violences policières, il peut parfaitement rallier d’autres groupes et s’étendre à une lutte générale pour la redistribution des richesses.
  • Vivre avec le trouble -Donna Jeanne Haraway
    Vivre avec le trouble, c’est entrer dans un monde étrange — le nôtre — où le temps, sorti de ses gonds, se retrouve ballotté dans un tourbillon de rencontres multispécifiques, d’appropriations violentes, de créations collectives sur fond de désastres climatiques. Un monde où les pensées émanent de symbiotes à corps multiples, visqueux et tentaculaires. Où la Terre est animée de forces aussi puissantes que terrifiantes. Où l’Humain, décomposé en humus, composte avec les autres espèces.
  • Il est temps d’agir -Carola Rackete29 juin 2019. Carola Rackete, Capitaine du Seawatch, n’a pas hésité, quand elle a accosté à Lampedusa pour sauver 40 migrant·e·s. Matteo Salvini, alors ministre de l’Intérieur italien, avait interdit le débarquement. Carola Rackete est passée outre. Son geste a été salué en Europe et sur les réseaux sociaux. Les médias l’ont présentée comme une Antigone moderne. Dans ce manifeste, elle nous alerte sur la planète et sur notre rôle. Il est temps d’agir, prévient-elle. De changer. Plus que jamais.
  • Un autre regard sur le climat -Emma
    Comment fonctionne le réchauffement climatique ? Qu’est-ce que la taxe carbone ? S’appuyant sur de nombreuses recherches, cette introduction au changement climatique permet de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre et les évolutions possibles dans les décennies à venir. Le but est aussi de montrer que des solutions sont à portée de main et que chacun à notre manière, nous pouvons contribuer à ce changement.
  • La Palestine expliquée à tout le monde Elias Sanbar
    Berceau des trois monothéismes, la Palestine est sous les feux de son actualité violente, depuis que la création de l’État d’Israël en 1948 l’a vue comme « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». L’histoire de la Palestine contemporaine se souvient de cÀ celleux qui disent ne rien comprendre au « conflit israélo-palestinien », Elias Sanbar répond en restituant la continuité d’une histoire – depuis le mandat britannique à partir de 1917 jusqu’à aujourd’hui – que tant de commentaires ont souvent faussée ou étouffée.elle des « gens de Terre sainte » mais commence avec « son problème ». Et chacun peut sentir plus ou moins confusément que l’équilibre du monde se joue là, sur ces quelques milliers de kilomètres carrés à l’Orient de la Méditerranée.
  • Flic -Valentin Gendrot
    Durant six mois, Valentin a intégré le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu’ils surnomment «les bâtards». Valentin Gendrot relate la précarité des conditions de travail, le suicide d’un collègue du commissariat survenu lors de son immersion, mais aussi les propos racistes émis par des agents de l’Etat, les bavures, la violence.
  • La terreur féministe -Irene
    « Le féminisme n’a jamais tué personne ». Cette phrase est brandie depuis des décennies par le discours féministe majoritaire. Comme si les féministes cherchaient à rassurer un patriarcat pétri d’angoisse, ou à appuyer l’idée – déjà bien répandue – qu’une femme ne peut pas faire peur, qu’une femme ne peut pas être dangereuse. Mais est-il vrai que le féminisme n’a jamais tué personne ? Elles s’appellent Maria, Noura, Judith, Diana, Christabel. Elles ont fait usage de la violence contre le patriarcat. Elles ont touché au grand tabou. Pour nourrir une réflexion sur la place de la violence dans la lutte contre le patriarcat, Irene nous raconte l’histoire de ces femmes violentes.
  • Les Crocodiles sont toujours là -Juliette Boutant et Thomas Mathieu
    Le Projet « Crocodiles » naît sur Internet en même temps que le site « Paye Ta Shnek » et bien avant le mouvement #Metoo. Des témoignages de femmes victimes de harcèlement de rue et de sexisme y sont transposés en bande dessinée avec une originalité : les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles. Juliette Boutant rejoint Thomas Mathieu et, ensemble, ils rendent compte d’actes sexistes qui se déroulent aussi ailleurs que dans la rue : les violences gynécologiques et obstétricales, le sexisme dans les rapports avec la police, en milieu professionnel, dans la sexualité, la vie publique ou encore l’éducation.
  • La Femme brouillon -Amandine Dhée
    « J’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. J’ai aussi voulu témoigner de mes propres contradictions, de mon ambivalence dans le rapport à la norme, la tentation d’y céder. Face à ce moment de grande fragilité et d’ immense vulnérabilité, la société continue de vouloir produire des mères parfaites. Or la mère parfaite fait partie des Grands Projets Inutiles à dénoncer absolument. Il m’a paru important de me positionner clairement en tant que féministe parce que je veux donner un éclairage politique à mon expérience intime.J ai voulu un texte court. Plus que jamais, j’avais envie de tranchant, d’aigu, et surtout pas d’une langue enrobante ou maternante. »
  • Vaincre l’injustice climatique et sociale de Naomi Klein
    Le changement climatique s’est aggravé à tel point que les nouvelles générations grandissent en sachant que la Terre ne sera plus habitable dans quelques décennies. Du moins, plus pour toustes. À cette dégradation de la planète, une partie de la jeunesse répond par l’engagement et la lutte : un vaste mouvement mondial, qui refuse l’héritage catastrophique que les générations précédentes lui ont légué, vise à freiner le dérèglement climatique et à changer radicalement la donne politique.
  • Lutter ensemble -Juliette Rousseau
    De la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle en passant par le tarmac des aéroports londoniens, Juliette Rousseau, militante altermondialiste, coordinatrice de la Coalition contre la COP 21 en 2015, part à la rencontre de collectifs en lutte contre les rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale à l’œuvre dans la société, collectifs qui ont aussi en commun d’interroger l’existence et la reproduction de ces mêmes rapports de domination à l’intérieur des espaces de lutte.
  • Il est où le patron? -Maud Bénézit & Les paysannes en polaire
    Au fil d’une saison agricole, dans un petit village de moyenne montagne, trois femmes paysannes, voisines de marché, se rencontrent, s’entraident et se lient d’amitié. Elles ont des parcours de vie différents : Jo vient de terminer ses études et s’installe tout juste pour reprendre une ferme caprine. Il y a cinq ans, Anouk a quitté la ville où elle habitait pour emménager à la campagne, depuis, elle est apicultrice. Coline, mariée deux enfants, est originaire du village. Elle a repris il y a dix ans la ferme et les brebis laitières de ses parents. Toutes trois sont confrontées au sexisme ambiant. En les suivant dans la pratique de leur métier, on accompagne leur cheminement quotidien sur les questions féministes et aussi sur la difficulté de la vie agricole.
  • Décolonialité et privilège. Devenir complice -Rachele Borghi
    À partir de sa position d’enseignante chercheuse en géographie, de femme blanche et de militante féministe, Rachele Borghi présente non seulement une réflexion sur la construction coloniale des savoirs en sciences mais aussi une manière de les remettre en question de façon radicale. Pour cela, elle met à disposition une boîte à outils critique que chacun·e peut mobiliser pour interroger les savoirs dominants des disciplines académiques, ainsi que les catégories de classe, race, genre, espèce et pour en sortir.
  • Joie militante -Carla Bergman et Nick Montgomery
    À quoi ressemble la joie dans les milieux de lutte ? Qu’est-ce qui nous rend collectivement et individuellement plus capables, plus puissant·e·s et pourquoi, parfois, les milieux radicaux produisent tout l’inverse et nous vident de tout désir ?C’est à ces questions que Joie militante tente de répondre, combinant propositions théoriques, analyses de cas pratiques et entretiens avec des militant·e·s issu·e·s de luttes diverses : féminisme, libération Noire, résurgence Autochtone, squat, occupations, luttes queer, anti-carcérales, d’autonomie des jeunes, anarchisme, autonomisme, écologie radicale.
livre