Chargement Évènements
Évènement

Projection · La mémoire de Nelly, Kelasi & les porteurs

Dates

Date :
21 mars
Heure :
18:30 - 21:30

Lieu

Mundo Matongé
rue d'edimbourg 26
Bruxelles, 1050 Belgique
028930870

Quinoa propose ses ciné-rencontres sur une thématique choisie collectivement. La formule ? un thème de société qui nous interpelle; un film qui nous enthousiasme, car il questionne le système et propose des alternatives ; une animation ‘faite maison’ qui laisse la place au public ; des échanges avec ou sans invité·e·s, qui, sans être consensuels, offrent un espace de parole bienveillant.

Jeudi 21 mars à 18h30, dans le cadre du festival à films ouverts et de la fête du court-métrage on te propose une sélection de 3 courts-métrages requestionnant les rouages du colonialisme et ses racines ‘bien’ ancrées nos présents, avec :  « La mémoire de Nelly » de Nicolas Wouters, « Kelasi » de Fransix Tenda Lomba et « Les porteurs » de Sarah Vanagt

Peut-on uniquement parler de « passé » quand on évoque les outils du colonialisme ? La désinformation, la propagande politique, l’asservissement, le pillage… Ces instruments fortement associés à l’époque coloniale sont toujours à l’œuvre, sous d’autres formes, dans notre société où le racisme systémique et les violences policières font la ‘Une’ chaque jour.

Quinoa te propose une sélection de 3 courts-métrages questionnant cet héritage colonial. Comment transformer le silence assourdissant du passé en prises d’action, aujourd’hui ? Recouvrer les mémoires, convoquer les images d’une époque qui se distille toujours dans esprits et nos rapports humains, y faire face et y puiser les forces pour mieux les conjurer, collectivement.

Prix libre et conscient.

Inscription recommandée !

 

Programme et inscription

18h30 : accueil + bar solidaire

19h : projection – La mémoire de Nelly (40′) ; Kelasi (10′) ; Les porteurs (30′)

20h30 : animation + rencontre

S’inscrire :

Le Festival à films ouverts et la fête du court-métrage

Le principe même de ce festival est d’offrir une programmation éclectique et décentralisée, partagée entre Bruxelles et la Wallonie.

Le Festival À FILMS OUVERTS permet de :

  • Mettre à l’honneur un cinéma issu d’autres cultures.
  • Visionner des films engagés et débattre avec divers invités.
  • Découvrir le cinéma autrement : comme vecteur du dialogue interculturel ou comme acteur de la lutte contre le racisme…
  • …mais aussi comme reproducteur – parfois involontaire – de clichés ou représentations dévalorisantes pour certaines cultures.

www.afilmsouverts.be

La Fête du Court Métrage revient du 20 au 26 mars 2024 pour sa 3e édition.  Créé et organisé par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle vise à promouvoir le format court à travers la projection de films dans divers lieux à Bruxelles et en Wallonie.

www.feteducourt.be/

 

La sélection

La mémoire de Nelly – Nicolas Wouters – Belgique – 40 min – Atelier Graphoui

La mémoire de Nelly est un film documentaire qui part sur les traces du passé de la grand-mère belge du réalisateur, femme coloniale dans l’ancien Congo belge. Bien qu’elle ait passé 12 années là-bas, elle n’en a jamais parlé. 20 années après son décès, Nicolas, le réalisateur tente de comprendre, à l’aide d’archives familiales, d’animations et d’interviews, la raison de ce grand silence. Qu’a-t-elle vu là-bas ? Et si elle n’a pas voulu voir, comment mettre en images un regard détourné ?

Kelasi – Fransix Tenda Lomba – Belgique-Congo – 10 min – Atelier Graphoui

Le système éducatif congolais. Un système émaillé par la volonté politique du parti état. Tourné en plusieurs techniques d’animation, Kelasi raconte en travelling une journée d’école au Congo/Zaïre. Un travail mémoriel qui laisse une porte ouverte à l’avenir pour l’éducation au Congo.

Les porteurs – Sarah Vanagt – Belgique – 30 min – Michigan Films

Javelot de guerre, sifflet de pluie, xylophone à cinq touches… À partir d’une liste des objets rapportés du Congo et des plus anciennes images filmées de l’activité coloniale, Sarah Vanagt part recueillir les impressions et réactions de jeunes Bruxellois.es.s d’origines et de milieux différents. Un jeu est tout d’abord initié, consistant à énumérer de mémoire et à tour de rôle, les différents objets de la liste. L’effort cérébral de mémoire que requiert le jeu entraîne implicitement un effort de mémoire collective sur le plan historique. Le jeu devient éducatif dès lors qu’il inspire un acte de commémoration de cette époque funeste.

Il est presque impossible aujourd’hui de délier l’histoire des sociétés anciennement colonisées et celle des ex-empires coloniaux

Achile Mbembé