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Évènement

Atelier banderoles, préparation 8 mars

Dates

Date :
5 mars
Heure :
17:00 - 21:00

Lieu

Mundo Matongé
rue d'edimbourg 26
Bruxelles, 1050 Belgique
+ Google Map
028930870

 

En cette période de révolte agricole et à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour le droits des femmes, Quinoa souhaite rappeler le rôle essentiel joué par les femmes* paysannes et agricultrices au sein des systèmes alimentaires, en Belgique et à travers le monde.

C’est pourquoi, cette année encore, nous nous rassemblons en bloc Paysannes et allié·e·s lors du 8 mars. L’occasion de continuer à se mobiliser pour soutenir le monde agricole et plus particulièrement pour amplifier la voix des femmes* paysannes et agricultrices et leur travail trop souvent invisibilisé.

Afin de préparer ce rassemblement et le rendre plus festif et revendicatif, rejoins-nous le mardi 5 mars à 17h à Mundo-Matongé pour confectionner ensemble banderoles et pancartes !

Au programme : pinceaux, peinture, tissus et autres cartons à disposition pour créer pancartes et banderoles, répétition de chants et apéro convivial ! Atelier en non-mixité choisie, l’idée est de se réunir entre femmes et pluralités de genres.

*femmes et pluralité de genres

En pratique

  • le mardi 5 mars de 17h à 21h
  • à Mundo-Matongé dans la salle Fairtraide (26 rue d’Edimbourg, 1050 Ixelles)

Pourquoi un bloc paysannes et allié·e·s ?

Les agricultrices sont celles qui nous nourrissent et bénéficient pourtant de bien peu de reconnaissance pour le travail qu’elles accomplissent et pour le rôle primordial qu’elles jouent dans la transition de nos systèmes alimentaires.

En Belgique, les femmes* sont nombreuses à travailler dans les maillons de la production primaire ou de la transformation. Pourtant, l’agriculture continue à se conjuguer au masculin dans notre imaginaire collectif alors que les femmes y représentent 30% de la main-d’œuvre agricole. Elles peinent à obtenir des avancées rapides concernant leurs droits. À titre d’exemple, environ 80 % des conjoint·es aidant·es belges travaillant en agriculture sont des femmes. Les conjointes aidantes n’ont pas toujours eu droit à un statut juridique. Certaines agricultrices ont donc travaillé de manière invisible et ont dû attendre janvier 2023 pour pouvoir accéder à la pension minimum !

Dans les structures agricoles (syndicats, coopératives, etc), la hiérarchie sexuée se matérialise par la très faible représentation de femmes. Combien de fois les paysannes n’ont-elles pas entendu la question: “ Il est où le patron ? », alors qu’elles sont nombreuses à la tête de leur ferme, et que beaucoup d’autres partagent à parts égales le travail avec leur conjoint/associés. Ces femmes sont souvent en charge des tâches de l’ombre (gestion administrative, transformation des produits…) et beaucoup prestent des doubles journées pour s’occuper du ménage et des enfants.

On peut l’affirmer : elles sont des piliers indispensables des fermes familiales et sont souvent les moteurs d’une transition vers une agriculture plus respectueuse du vivant, du climat et de celles et ceux qui nous nourrissent. Il est indispensable de valoriser les rôles que jouent les femmes d’un bout à l’autre de nos systèmes alimentaires et de lutter contre les discriminations qu’elles y vivent.

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